La partie 5 de Jojo’s Bizarre Adventure a récemment eu une adaptation animée et a permis de faire connaître à beaucoup de gens l’univers de Hirohiko Araki. Il y a de nombreux passages d’une grande beauté et superbement reproduit du manga original par les studios DavidProduction.

Dans cet article je voudrais revenir sur un passage du manga en le comparant avec la scène de l’animé.

Kingu Kurimussonne !

Il s’agit du moment ou Bruno Bucciaratti, mis à mal par King Crimson, riposte vainement, car ce dernier active son stand dans un bel effet graphique. Le monde autour de King Crimson, Bucciaratti et de son stand Sticky Fingers se retrouve comme détruit pour laisser place à un paysage astral. On pourrait croire qu’il s’agit là d’un rendu imaginé par le studio d’animation. En réalité, l’animé s’est largement inspiré du même passage dans le manga, qui comporte un effet de découpage époustouflant, où l’on voit la même scène redessinée plusieurs fois avec à chaque case un nouvel ajout de décor pour montrer la distortion opérée sur le temps. Le temps est en effet manipulé par King Crimson, comme c’était le cas pour The World dans la partie 3, Killer Queen, pour la partie 4, et peut-être les parties suivantes de Jojo (je ne veux pas dévoiler la suite au cas où n’auriez pas lu le manga, mais bon.).

Animé

Dans l’animé, on a la scène suivante. King Crimson active sa capacité à effacer le temps, avec un effet de destruction de l’arrière-plan. La scène est dynamique, courte, et efficace.

Manga

Dans le manga, on a un effet intéressant. L’activation du pouvoir de King Crimson est représenté sur trois panneaux entiers. Alors que les personnages au premier-plan sont immobiles, le décor se déconstruit et laisse place à un fond cosmique étoilé.

Voici une animation que j’ai réalisé des trois panneaux en question.

Activation du pouvoir de King Crimson animé.
Activation du pouvoir de King Crimson animé

On peut aussi relever un léger détail qui est absent dans l’animé. Le bras gauche de King Crimson, levé sur la première image descend progressivement, sur les panneaux 2 et 3.

Tout ceci est évidemment vérifiable dans l’oeuvre originale de Araki.