Quand on est passé par l’éducation classique qui vise à nous apprendre des “langues vivantes” à l’école, on assiste parfois au cours sans trop se demander pour quelle raison on apprend tout ça. Ce qui fait se poser des questions plus tard sur les véritables raisons qui motivent à apprendre une langue et pourquoi “on devrait apprendre à parler telle ou telle langue”.

À cet égard, il me semble qu’il y a trois principales raisons ou motivations d’apprendre une langue étrangère.

  • Apprendre pour un examen
  • Apprendre pour communiquer avec quelqu’un
  • Apprendre pour se documenter sur un sujet

Je vous propose d’étudier chacune d’elles dans cette petite dissertation.

Apprendre pour un examen

Les diplômes et certifications sont des moeyns de prouver son aptitude à la communication dans une langue. Ils sont demandés par les entreprises qui recrutent, les écoles, et sont un moyen de tri simple et efficace des candidats.

Mais on peut également se fixer l’objectif de passer une certification pour se donner une raison de persévérer dans l’apprentissage d’une langue. C’est donc une raison pratique qui impose une échéance qui oblige à suivre ses progrès et s’assurer qu’on soit prêt.

Les certifications existantes sont axées sur différents critères. Certaines évaluent seulement la compréhension (TOEIC par exemple), tandis que d’autres, plus complètes, évaluent l’expression, oral et écrite (comme le TOEFL).

Dans cet optique, on se conforme à une règle du jeu dictée par la certification qu’on prépare. Il y a l’avantage de la discipline nécessaire, avec en vue l’échéance déterminée, mais l’ennui du bachotage et de l’apprentissage mécanique.

Apprendre pour communiquer avec quelqu’un

La langue est liée la culture d’un pays et est la voie royale pour apprendre plus sur ce pays. Lorsqu’on est passioné par un pays dans de nombreux aspects et qu’on envisage d’y voyager, on peut facilement trouver dans la communication avec les gens une raison évidente d’apprendre la langue.

Quand la passion est là, il n’y a rien de plus gratifiant que de faire des progrès, et chaque occasion de s’exprimer dans la langue est une gratification. C’est un cycle vertueux.

Apprendre pour se documenter sur un sujet

Voilà un angle d’approche intéressant car plus rarement envisagé. C’est une raison indirecte, car sans forcément être passionné par le pays, ou montrer qu’on est capable de communiquer via l’obtention d’un diplôme, on cherche à avoir accès à un savoir codé dans une langue autre que la sienne. Aller à la source de l’information et réussir à lire, et comprendre ce qu’il se dit sur un sujet et une grande source de motivation pour apprendre une nouvelle langue.

Quand il n’y a pas d’échéance pour se motiver, comme un examen, il faut s’inscrire dans un cycle vertueux d’apprentissage. Cette motivation indirecte d’apprendre est un candidat idéal.

C’est aussi un moyen de renforcer ses connaissances. “Que puis-je comprendre dans cette langue ?” Le savoir se communique par la langue et chaque langue est reliée à un certain savoir, traditionel à certains degrés.

Un exemple simple est le fait d’apprendre l’espagnol pour suivre les matchs de football la Liga. L’Espagne a le championnat de football le plus suivi du monde, avec comme tête d’affiche le mythique clasico Real Madrid - Barcelone. On peut choisir de lire la presse internationale ou de sa langue natale, comme on peut choisir d’écouter directement les interviews d’entraîneurs, de joueurs, etc. Autre exemple peut-être l’apprentissage de l’arabe ou le russe pour suivre la géopolitique.

Conclusion

Dans l’éducation actuelle, l’apprentissage de la langue paraît de plus en plus forcée, par les besoins d’une entreprise ou d’une école. Pourtant, lorsqu’on recadre l’approche sur soi, réfléchir à ce pourquoi on aimerait utiliser un savoir est motivant. Je crois qu’on omet souvent le fait que la langue est avant tout un outil pour accéder à la connaissance, et en la considérant comme tel, on se l’approprie plus facilement. On l’apprend pour un besoin personnel et dans un dynamisme plus durable que l’optique d’un simple examen, par exemple. Cet article est aussi une réflexion adressée au cancre qu’on a dégoûté de l’apprentissage des langues étrangères, dans un milieu trop scolaire et formaté.